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Les 7 questions à se poser sur un grand compte avant de l'attaquer

Vos trois comptes rêvés changeraient votre année. Avant d'y mettre du temps et de l'argent, sept questions, par écrit.
Les 7 questions à se poser sur un grand compte avant de l'attaquer
Photo by Taylor Nicole / Unsplash

Avant de commencer

Prenez vos trois comptes rêvés. Ces gros clients qui changeraient votre année.

Pour chacun, répondez à ces sept questions. Par écrit.

  1. En quoi ce compte ressemble-t-il à mes meilleurs clients actuels ? S'il ne leur ressemble en rien, qu'est-ce qui me fait croire que je sais le servir ?
  2. Le problème que je règle, qui le vit chez eux en ce moment ? Son nom, son poste. Et quelle preuve j'en ai : un fait daté, pas une impression.
  3. Ils ont déjà quelqu'un pour ça, un fournisseur en place ou une équipe interne. Qu'est-ce que je montre au premier rendez-vous qui justifie de changer ? Quelle réalisation comparable je pose sur la table ?
  4. Là-bas, une décision comme celle-là se prend à combien, et en combien de mois ? Le dirigeant ne signera pas seul au deuxième rendez-vous.
  5. Qu'est-ce qui les obligerait à bouger cette année plutôt que l'année prochaine ? Un contrat qui expire, un rachat, une nouvelle usine. Si rien ne les presse, ils ne bougeront pas.
  6. Qui me fait entrer ? Un client commun, une relation, un ancien de chez eux. Celle qui existe vraiment, pas celle que j'aimerais avoir.
  7. Chasser ce compte va me prendre des mois. Pendant ce temps, qui vend aux clients de ma taille ? Et à quelle date je dis stop ?

Au fait

Si vous avez répondu aux sept pour vos trois comptes, foncez. Vous savez pourquoi eux, par où entrer, combien de temps tenir. C'est rare, et ça se respecte.

Si vous avez séché, regardez sur quelles questions. Vous ne savez pas dire ce que vos trois meilleurs clients ont en commun. Vous n'avez pas un résultat client, avec des chiffres, à montrer en rendez-vous. Vous ne savez pas combien de mois il vous faut entre un premier rendez-vous et une signature. Vous ne savez pas combien vous rapporte une semaine passée à vendre.

Rien de tout ça ne se trouve sur le site du grand compte. Tout ça, c'est chez vous que ça devrait être écrit. Et ça ne l'est pas.

Un grand compte ne pardonne pas ce que les petits pardonnent. Avec un client de votre taille, vous pouvez improviser, rattraper, compenser au téléphone. Face à une direction des achats et six personnes autour de la table, ce qui n'est pas écrit n'existe pas.

Ce flou a un prix. Je l'appelle la taxe sur le flou : le coût de tout ce qui n'est pas écrit dans votre vente. Sur un petit client, elle se paie en affaires qui traînent. Sur un grand compte, elle se paie au tarif le plus cher qui existe : des mois de votre temps sur un compte qui ne pouvait pas signer, pendant que les clients à votre portée attendaient.

Ce n'est pas un compte plus gros qu'il vous faut d'abord. C'est une vente qui sait déjà dire, noir sur blanc, qui elle sert, pourquoi on la choisit, et comment elle gagne. Le jour où c'est posé, les grands comptes cessent d'être un rêve. Ils deviennent un travail comme un autre.

Et l'IA, dans tout ça ? Elle arrive à l'étape d'après. Le jour où vos réponses sont écrites, elle devient redoutable : elle peut surveiller vos comptes rêvés à votre place, le contrat qui expire, le rachat, la nouvelle usine, et préparer chaque rendez-vous avec ce qu'il faut savoir. Mais elle surveille avec vos critères. Tant qu'ils n'existent pas, elle n'a rien à surveiller.

D'abord les règles. Ensuite la machine.
Alors, sur vos trois comptes rêvés, combien de réponses écrites ?


Envie d'aller plus loin ? Lisez La taxe sur le flou commercial, l'article qui chiffre ce que le flou coûte à une PME. Ou discutons-en, trente minutes, sans engagement.